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Lexique de décryptage des Box Offices.
( Comment bien comprendre les chiffres )
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29 août 2013
15:30
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Gribouille Sensei
Forum Posts: 6509
Member Since:
26 juin 2013
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Ce petit lexique est la pour vous familiariser avec certains indicateurs que le grand public ignore parfois même quand il y a parfaitement accès. Cela va vous aider à comprendre que parfois, on peut être premier du Box Office quelque part... et être un Méga-Flop quand même. happy

 

 

Comprendre le Box Office en France :

 

Déjà en France on refuse catégoriquement de parler d'argent. Il est encore assez rare que les prods donnent le budget d'un film, et quasiment jamais on ne va vous dire combien d'argent ce film a rapporté. Non, en France ou préfère parler de spectateurs...

Plus humain comme critère, me direz-vous ? Peut être mais en réalité ça permet de jouer énormément sur les effets d'annonce. Vous conviendrez qu'il est assez courant de voir des affiches de Com crier haut et fort "Déjà 1 millions de spectateurs !"... Mais ça veut dire quoi au juste ?

Souvent pas grand chose... dry 

Car vous allez avoir des films qui vont faire plus d'un millions de spectateurs en 1 semaine et ou on vous dira rien, car ces films n'ont clairement pas besoin d'un coup de pouce publicitaire... Et les films qui vont mettre 3, voir 5 semaines pour atteindre le même résultat et qui n'iront pas plus loin, mais on vous le dira quand même.

 

On a traditionnellement 3 niveaux de succès au Box Office en France :

- 500.000 spectateurs, le "succès d'estime" : souvent réservé aux productions indépendantes, avec peu de ressources, qui peuvent difficilement se diffuser de façon large, n'ont pas les moyens d'une campagne de pub importante... Si un films qui a de vrais moyens se retrouve dans cette catégorie, vous entendrez souvent que c'est un succès quand même... Sauf que c'est rarement le cas. whistle

- 1 million de spectateurs, le "succès public" : la c'est un peu la barre que tout le monde vise. C'est le niveau ou même une personne qui n'a pas vu le film en a forcément entendu parler. Cela dit, c'est en fait sensé être le premier pas vers le vrai succès, et pour un film qui aurait coûté cher, c'est un palier parfois insuffisant. mellow

- Le TOP 50 des entrées cinéma en France : Pour celui la il ne faut pas prendre ceux qui incluent des films antérieurs aux années 80 car il est profondément stupide de comparer les chiffres de La grande vadrouilles à ceux de Bienvenu chez les Ch'tis. dry Le nombre de cinémas en France, le prix du billet, la publicité, la place de ce média dans la culture française... tous ces facteurs sont différents et donc incomparables. Il vaut mieux prendre des classements qui citent les entrées après les années 80 pour avoir quelque chose d'assez cohérent. Actuellement pour entrer dans le Top 50 du cinéma en France, il faut faire plus de 6 millions d'entrées. C'est pas un score donné à tout le monde ! gah

 

Mais si on ne veut pas parler d'argent et voir si un film est un succès, alors autant ne pas parler du Box Office tout court... Car c'est bien beau de crier sur tout les toits qu'un film est premier du Box Offices, mais si c'est avec 300.000 entrées en une semaine alors que la semaine d'avant un film fraîchement sortis avant fait plus d'un million, cela prouve juste que les films de la semaine ou le premier fait 300.000 ont des résultats beaucoup moins bon que ceux de la semaine précédente.

 

En fait les meilleurs moyens de comprendre si un film marche bien c'est de voir comment il est diffusé en premier, ensuite de calculer si les cinémas sont pleins ou pas, et de voir si ce nombre de spectateurs résiste bien au temps qui passe... happy

 

Pour ça, regardons déjà ce qu'est une "bonne" diffusion (en comparaison du nombre de salles en France) :

- 900+ copies : Carpet Bombing. gah

- 750-900 copies : très bonne diffusion.

- 600-750 copies : bonne diffusion.

- 450-600 copies : diffusion correcte.

- 350-450 copies : diffusion moyenne.

- 250-350 copies : faible diffusion.

- 150-250 copies : très faible diffusion.

- 50-150 copies : diffusion qui va rendre le film difficile à voir car ce nombre de copie ne couvre pas convenablement le territoire.

- moins de 50 copies : diffusion qui va rendre le film plutôt rare en salle, même si les copies peuvent tourner dans les différents cinéma.

 

PRECISION IMPORTANTE : pour le coup, il faut aussi remettre ce nombre de copie dans le contexte de la notoriété du film et aussi l'importance sur le marché et les capacités du distributeur qui s'en occupe.

Des exemples :

- Un Distributeur comme Disney, dont les films ont toujours 500 copies au minimum et 900+ pour les Blockbusters, se moque clairement du monde quand il sort 145 copies max pour un Ghibli comme Souvenir de Marnie... bad

- Un Distributeur comme Gaumont, qui en plus est lui même exploitant de salles, se moque aussi clairement du monde quand il sort seulement 177 copies d'un film comme Le Garçon et la Bête, dont il a acquis les droits, et qui curieusement n'était diffusé que le mercredi et le Weekend dans la plupart des salles de Gaumont (alors que ses propres concurrents le diffusaient mieux). brooding

- Par contre, un distributeur indépendant comme EuroZoom qui réussi à sortir 100 copies du film Your Name, c'est un très bel effort, surtout que malgré le succès en Asie de ce film, le réalisateur est un parfait inconnu en France (ce qui complique la tâche de vendre le film auprès des exploitants de salles ouuuups ).

Bref, il faut toujours jeter un œil à ces critères et réévaluer la distribution du film en fonction. C'est la qu'on peut voir que certains films qui ne le méritent pas vraiment, vont se retrouver partout, alors que des films qui sont bourrés de qualités seront mal distribué par certains gros distributeurs ou exploitants de salles. Et cela parfois au point que certains distributeurs indépendant, qui ont pourtant beaucoup moins de moyens, arrivent à faire aussi bien voir même plus en terme de résultat au Box Office (principalement en faisant tourner les copies plus longtemps d'un cinéma à l'autre, sur une longue durée d'exploitation).

 

Autres précisions, pour le terme "copies" et pour le "Carpet bombing" :

- Copies : ne désigne plus de copies physiques, la pélloche ça n'existe plus, toutes ces copies sont en fait des fichiers digitaux. En faire des copies ne coûtent absolument plus rien en comparaison de ce que pouvait coûter la production en masse de pellicules 35mn pour l'exploitation cinéma auparavant. C'est d'ailleurs cela qui permet le Carpet Bombing.

- Carpet Bombing : littéralement "tapis de bombe", terme militaire qui pour le coup signifie bombarder les cinémas de copies digitales de façon à ce que votre film soit diffusé absolument partout... et quelques fois même dans 2 ou 3 salles par cinéma. Cette technique est parfois utilisé de façon purement agressive par certaines productions pour empêcher la concurrence d'avoir des salles et drainer le maximum de spectateurs. Ce qui a pour résultat que certains films ne sont pas diffusé dans certains cinémas qui ont pourtant un autre film diffusé plusieurs fois avec des salles à moitié vide... Cette technique est de plus en plus en vogue et même le CNC s'est dernièrement alarmé du problème.

 

Et donc une fois que vous savez si votre film est bien diffusé ou pas, vous comparez son nombre total de spectateurs d'une semaine au nombre de copies qui tournent. C'est la que vous aurez une véritable idée du succès du film en question.

 

Pour cela j'ai moi même crée une échelle du succès public, basé sur le nombre de spectateurs par copies :

- 1200+ : le film fait un Carton. w00t
- 1000 à 1200 : le film est un gros succès.
- 800 à 1000 : le film est un succès.
- 600 à 800 : le film marche bien.
- 400 à 600 : le film marche moyennement.
- 200 à 400 : le film marche mal.
- moins de 200 : le film est un Flop.bad

 

Cette échelle est un truc perso, évidement pas parfait pour tous les cas de figures. Vous avez le droit de ne pas être d'accord avec, mais il reste que je m'en servirais souvent pour les analyses du Box Office dans ce Forum.

 

Un autre indicateur intéressant est le "bouche-à-oreille" :

- un film perd moins de 30% de spectateurs par salles en 1 semaine : le bouche-à-oreille marche bien. happy

- entre 30 et 50% de perte de spectateurs ça devient plus inquiétant. unsure

- à plus de 50% de chute, même si les résultats de la première semaine sont bon, c'est en général que ce public de première semaine est certes nombreux mais majoritairement déçu... sad

 

Donc gardez bien ces critères en tête la prochaine fois que vous lirez un Box Office... wink

 

 

Regardons un peu le cas du Box Office Américain :

 

Et la pour le coup c'est l'inverse total de la France : on ne parle que d'argent. tongue2

 

Aux USA, le million de $ est roi ! Il faut dire aussi que c'est surement le pays ou la production cinéma coûte le plus cher dans le monde. Un budget moyen de film d'Hollywood se compte souvent en dizaines de millions de $... Et l'animation ne fait pas exception : si vous regardez les chiffres de 2012, pour le coût du moindre Disney, Pixar, Dreamworks... On pourrait faire 10 à 15 fois un film comme Ernest et Célestinegah

 

Et donc avec une telle importance du budget et une telle prise de risque de la part des producteurs, on comprend facilement que le succès d'un film aux USA se calcule en terme de rentabilité... Même si parfois un vrai succès public peut ne pas satisfaire les critères de base pour être considéré comme un succès par Hollywood.

 

Car si les producteurs américains regardent de près le Box Office chez eux, leur calcul se fait sur l'exploitation mondiale. Certains films coûtant d'ailleurs tellement cher que dans le cas d'une simple exploitation nationale, il serait pratiquement impossible de les rembourser.wacko

 

Voici donc les critères de base d'Hollywood pour considéré qu'un film est "rentable" :

- Le film doit s'être remboursé sur son exploitation nationale.

- Le film doit avoir rapporté au niveau mondial au minimum 2 fois ce qu'il a coûté.

( Même si c'est impossible de vraiment comparer, si on devait appliquer ces critères de rentabilité au cinéma français, on finirait avec 90% de la prod qui serait considérée comme pas rentable. wacko)

 Et si vous voulez que votre film soit considéré comme un "succès" et pas juste un film "rentable", il faut rajouter ce critère :

- Le film a rapporté au niveau national 100 millions de $ de plus que ce qu'il à coûté ! gah

 

Y'a pas à dire, donner le sourire à un producteur hollywoodien, ça coûte cher... omg

 

 

Coup d’œil rapide sur le Japon :

 

Il est souvent difficile d'avoir des chiffres sur l'Asie en général mais ce qui est intéressant sur le Box Office japonais c'est qu'il est globalement assez similaire au notre. Pourtant la population du Japon est pratiquement le double de la France. Mais paradoxalement il n'y a pas beaucoup plus de cinéma qu'ici et le nombre de copies qui circule est même souvent inférieur à ce que l'ont peut voir chez nous.

 

Par exemple, les derniers films de Ghibli sont sortis au Japon sur 400 à 500 copies en moyenne. Et chez eux c'est considéré comme une bonne distribution. D'ailleurs en général cela suffit pour qu'un Ghibli arrive en tête du Box Office parfois pendant plusieurs semaines d'affilée.

 

La principale différence c'est que les salles de cinémas sont en moyenne plus grandes qu'en France. Ce qui fait qu'un film qui cartonne au Japon attire à peu près autant de spectateurs qu'un film qui cartonne en France, mais sans avoir besoin d'un énorme parc de salle ou de multiplex. ( Il faut avouer que le taux de salles de cinéma par habitants de la France est sans doute un des plus élevé au monde. tongue2)

 

Pour ce qui est des bénéfices pas spectateurs, la encore c'est assez similaire : un spectateur japonais rapporte quasiment autant qu'un spectateur français quand il paie sa place de cinéma.

 

Une des principale différence est dans le coût de production des films, qui peuvent parfois coûter 20 à 30% moins cher qu'un film en France ( cela dépend évidement du sujet du film et de la technique employée mais c'est particulièrement vrai en matière d'animation 2D ).

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